La Prairie

Concédée aux Jésuites en 1667, la seigneurie de La Prairie se développe d’abord autour de la mission où se concentrent quelques Français et de nombreux Amérindiens convertis au christianisme. Très tôt, à cause de problèmes de cohabitation, la mission amérindienne se déplacera vers l’ouest laissant l’emplacement aux seuls colons venus de France. On y construit un premier moulin à farine et, en 1687, une palissade de bois, lesquels serviront en 1691 à repousser une attaque de mercenaires venus de la Nouvelle-Angleterre. Quelques années plus tard, une petite église de bois est érigée et peu à peu un village prend naissance.

Le 18e siècle
La population s’accroît de façon importante mais reste, pour des raisons de sécurité, confinée à l’intérieur de la palissade. L’année 1705 voit naître la première église de pierre. À cause de sa situation géographique, La Prairie s’impose vite comme un lieu de transit obligé pour les échanges commerciaux entre Montréal et la Nouvelle-Angleterre. Après la Conquête de 1760, de nombreux commerçants anglophones viennent s’y installer. La palissade, agrandie à quelques reprises, est devenue désuète; les nouvelles maisons débordent le périmètre du fort.

Le 19e siècle
Grâce à sa vitalité économique La Prairie s’impose comme le chef-lieu de toute une région. Le village, qui débordait déjà le Vieux-Fort , s’agrandit du Fort-Neuf, quartier résidentiel de choix. La guerre de 1812 provoque la construction d’imposantes casernes militaires et la présence des régiments anglais marquera pendant plusieurs décennies la culture et le mode de vie du village. En pleine crise agricole et politique, le dynamisme des marchands anglophones de

Montréal donnera naissance en 1836 au premier chemin de fer canadien entre La Prairie et Saint-Jean : le village est au sommet de sa gloire.

Le passage constant de voyageurs et de marchandises amenés par les bateaux à vapeur contribue à enrichir le village à tous points de vue. Ces bateaux à vapeur apparaissent à La Prairie en 1808. Par malheur, l’incendie majeur de 1846 et la construction du Pont Victoria sonneront le lent déclin de La Prairie dans la seconde moitié du 19e siècle.

Le 20e siècle
Jusqu’à la fin des années soixante la petite ville change peu. Ville de services, on y trouve des institutions d’enseignement ainsi que banques, notaires, médecins et quelques commerces. Sauf pour l’ouverture de la paroisse du Christ-Roi après la seconde guerre mondiale, la population augmente peu. La construction presque simultanée de la Voie maritime du Saint-Laurent, du Pont Champlain et de l’autoroute 132 vont provoquer sur la rive-sud la création de deux nouvelles banlieues issues de l’ancienne seigneurie de La Prairie : Brossard et Candiac. Suivront une véritable explosion démographique et l’ouverture obligée de nouveaux quartiers à même la zone agricole et l’ancienne commune : la Magdeleine, la Citière, le et le Grand Boisé.

En ce début de 21e siècle La Prairie est une ville-dortoir aux multiples services. Les efforts se multiplient depuis quelques années pour revitaliser le secteur de l’arrondissement historique, témoin du passé ancien et unique de La Prairie.

Varennes

En 2012, Varennes aura 340 ans. Les cinq seigneuries du début de la colonie sont devenues la paroisse et le village de Varennes après l’abolition du régime seigneurial. En 1972, la paroisse et le village se sont fusionnés pour finalement devenir la ville de Varennes. Dans cette section vous trouverez des documents qui relatent la longue histoire de Varennes ainsi que des liens vers des sites complémentaires.

Varennes_map

Saint-Lambert

Pour ajouter à ces charmes, la ville de Saint-Lambert offre à ses résidents des établissements scolaires privés et publics de grande qualité, deux clubs de golf et de nombreuses activités socioculturelles, sportives et récréatives.

Le réseau des pistes cyclables relie Saint-Lambert aux villes environnantes et, par l’île Notre-Dame, offre un accès gratuit à Montréal. En automobile, le centre-ville de la métropole n’est qu’à 10 minutes, en passant par le pont Victoria.

Pour tout dire, il fait vraiment bon vivre à Saint-Lambert !


Histoire

Les origines de Saint-Lambert remontent à la fin du 17e siècle. La ville actuelle est formée des extrémités de deux seigneuries, soit celle de La Prairie concédée aux jésuites en 1647 et celle de Longueuil concédée à Charles Le Moyne négociant de Montréal en 1657. L’actuelle avenue Victoria représente la ligne de division de ces deux seigneuries.

Les terres de la partie de La Prairie, connues sous le nom de Mouillepied, sont concédées entre 1674 et 1697; les terres de la seigneurie de Longueuil ne seront accordées qu’à la toute fin du 17e siècle. Certains Lambertois d’aujourd’hui sont des descendants de familles pionnières : Trudeau, Marsil, Ste-Marie, Achim…Malheureusement, il ne reste plus de trace de ces premiers habitants de la fin du 17e siècle, mais leurs descendants ont laissé des maisons de pierre (dernier quart du 18e siècle) que nous pouvons toujours admirer : les maisons O’Donnell, Beauvais, Marsil, le Musée du costume et du textile du Québec (autrefois le Musée Marsil)…

À partir du premier quart du 19e siècle, des fermiers anglophones viennent s’installer sur le territoire, qui sera jusqu’au début des années 1850, exclusivement rural. Mais sa position privilégiée en face de Montréal sera mise à profit par des administrateurs montréalais de la compagnie ferroviaire Champlain and St. Lawrence Railroad. Ces derniers décident de construire en 1852 un embranchement de la ligne ferroviaire unissant depuis 1836 les villages de La Prairie et de Saint-Jean. Ils déménagent alors le terminus de Laprairie vers Saint-Lambert. La ligne de chemin de fer traverse alors les terres du Mouillepied et se rend en bordure du fleuve entre les avenues Victoria et Argyle. Une jetée est construite jusqu’à l’île Moffatt (intégrée aujourd’hui à l’île Notre-Dame) que pourront emprunter les trains. Leurs marchandises seront ensuite transportées par bateau jusqu’à Montréal. À partir de 1854, un projet grandiose commence à voir le jour, soit la construction du pont Victoria parachevée en 1859.

Les infrastructures nécessaires à l’implantation du chemin de fer ont sûrement accéléré le mouvement d’urbanisation de ce territoire consacré jusque là à l’agriculture. En 1857, des propriétaires fonciers, sans doute conscients des bienfaits engendrés par la présence du chemin de fer pour le développement du territoire, demandent alors l’érection du territoire en municipalité. En 1892, celle-ci devient village, obtient ensuite le statut de ville en 1898 et finalement celui de cité en 1921.

À partir des années 1880, la municipalité de Saint-Lambert devient une banlieue résidentielle composée de la petite bourgeoisie à forte majorité anglo-protestante (cols blancs, cadres intermédiaires et représentants de la petite bourgeoisie d’affaires) dont le travail est souvent relié au monde ferroviaire. La population francophone et catholique au fil des décennies perdra sa majorité pour ne la reprendre que vers les années 1970.

L’année 1969 marque la fusion des villes de Préville et de Saint-Lambert. En janvier 2002, la ville de Saint-Lambert est fusionnée avec sept autres villes de la Rive-Sud pour former la nouvelle ville de Longueuil. Toutefois à la suite d’un référendum, la ville de Saint-Lambert est officiellement reconstituée le 1er janvier 2006, selon les modalités déterminées par la loi 9 et divers décrets gouvernementaux.

 

 

Chambly

Chambly tient son nom du capitaine Jacques de Chambly, commandant d’une garnison du régiment de Carignan-Salières. Dépêché en 1665 par le roi de France, ce dernier est chargé d’ériger un fortin de bois au pied des rapides de la rivière Richelieu, afin d’arrêter l’invasion des Iroquois. Initialement nommé Saint-Louis, mais mieux connu sous l’appellation Chambly, grâce à son premier seigneur, ce fort est à l’origine d’un peuplement d’Européens. Cette collectivité se développe près du fort, successivement incendié, reconstruit puis remplacé par le fort de pierre.

Au fil du temps, la population s’accroît et l’exploitation du territoire se poursuit. La construction d’un canal favorise le transport sur la rivière et les moulins profitent de l’énergie générée par l’eau pour prospérer le long des rapides. Suivant ce courant, de nombreuses institutions d’enseignement s’établissent dans ce milieu en plein essor.

Le 18 octobre 1965, la Ville de Chambly et celle de Fort-Chambly adoptent, par décision du lieutenant-gouverneur en conseil, les règlements pour leur annexion. La nouvelle municipalité, alors nommée Cité de Chambly, est ainsi créée, en vertu de la Loi sur la fusion volontaire des municipalités. Le 19 novembre 1980, suite à l’adoption d’un décret gouvernemental, on reprend la dénomination Ville de Chambly telle qu’on la connaît aujourd’hui.

Au cours des années, Chambly a su préserver une grande partie de ses richesses patrimoniales, ainsi que ses attraits naturels, qui font la fierté des citoyens et la joie des visiteurs.

Saint-Constant

L’établissement des premiers colons s’effectue en 1725 par l’ouverture de la concession Saint-Pierre. La mission de la Côte Saint-Pierre (première appellation de la paroisse) débute en 1750 par la construction d’une église et l’ouverture, deux ans plus tard, des registres paroissiaux.

Les structures administratives locales verront le jour à Saint-Constant en 1845 par l’introduction de la municipalité de paroisse et de la commission scolaire. Cependant, le vaste territoire de la paroisse de Saint-Constant était déjà subdivisé en faveur de Saint-Rémi (1840), de Saint-Édouard (1833), et de Saint-Isidore (1833). Ce mouvement se poursuivra avec Saint-Michel (1854), Saint-Mathieu (1919) et Sainte-Thérèse-de-Delson (1932).

Le rang Saint-Pierre était la concession centrale de la seigneurie de Sault-Saint-Louis et se prolongeait dans la seigneurie de LaSalle. En 1815, le rang Saint-Pierre portait le surnom « Black Cattle Road », soit la route des trafiquants de bestiaux de l’État de New York à Montréal.

Situé au centre de l’ancien comté La Prairie, le village de Saint-Constant sera l’unique lieu de votation de 1829 à 1841. Des résidants seront témoins ou prendront part aux rébellions de 1837-1838.

Saint-Constant entrera dans la modernité par la construction des chemins de fer du CN et du CP dans le dernier quart du XIXe siècle. L’électrification du village se produira vers 1918 et l’électrification rurale se complétera en 1939. La rue Saint-Pierre se prolongera, des montées des Bouleaux et Sainte-Catherine, en direction du boulevard 9C (route 132) vers 1950. Depuis les années cinquante, l’essor de la construction domiciliaire permet à Saint-Constant d’obtenir le statut de ville en 1973.

 

Sainte-Julie

Ayant acquis le statut de ville en octobre 1971, Sainte-Julie est relativement jeune et son histoire est tout aussi récente. Bien qu’attaché canoniquement à la paroisse de Sainte-Anne de Varennes depuis 1832, 80 % du territoire julievillois origine d’un détachement de la seigneurie de Beloeil, dans un endroit que l’on désigne encore aujourd’hui du nom du « Grand Coteau ». C’est dans cette étendue de terre plane, entaillée de vallées, située au versant nord du Mont Saint-Bruno que s’établirent les familles pionnières de Sainte-Julie dès la fin du 18e siècle.

L’éloignement de Varennes amena les gens du Grand Coteau à solliciter, en 1843, la permission de se constituer en paroisse. Leur persévérance porta fruit et ils obtinrent le décret canonique en novembre 1850. Une église fut alors érigée sur un terrain donné par Julie Gauthier dite Saint-Germain, à la condition toutefois que la future paroisse porte le nom de sa patronne, Sainte-Julie. Quelques mois plus tard, la proclamation civile du 6 mai 1851, reconnaît juridiquement la municipalité de la paroisse de Sainte-Julie et délimite officiellement son territoire. À l’automne suivant, le recensement fédéral y dénombrait 190 familles pour une population de 1 251 habitants. Plus tard, la loi du 1er juillet 1855 créait de plein droit la municipalité de la paroisse de Sainte-Julie, permettant d’élire son premier maire, Jules Choquet.

L’ouverture de l’autoroute 20 (autoroute Jean-Lesage) à partir du milieu des années soixante et de l’autoroute 30 (autoroute de l’Acier) quelques années plus tard, modifia le portrait de Sainte-Julie qui prend alors un air de banlieue en plein développement. En 35 ans (1961-1996), le taux d’augmentation de la population atteint 1748,5 %, cette dernière passant de 1 300 à 24 030 personnes.

Vaudreuil-Dorion

Qui peut imaginer aujourd’hui que Vaudreuil-Dorion, cette grande municipalité de la couronne ouest de Montréal, ait représenté pour les premiers Français du XVIIe siècle le bout d’un monde…

Sis au-delà du Montréal français d’alors, au confluent de la richissime route des fourrures de la rivière des Outaouais et de la stratégique route militaire de la rivière Cataracoui (le Saint-Laurent des Français), son territoire est l’enjeu de combats meurtriers pour le contrôle de la rivière des Outaouais, le principal moteur économique de la Nouvelle-France.

Après la grande paix signée à Montréal en 1701, avec la Ligue iroquoise, la seigneurie de Vaudreuil-Soulanges, un territoire englobant aujourd’hui Vaudreuil-Dorion, Vaudreuil-sur-le-Lac, l’Île-Cadieux, Hudson, Saint-Lazare ainsi que l’île aux Tourtes, est octroyée à Philippe de Rigaud de Vaudreuil en 1702. Sous le régime français, on n’y trouve que 90 familles de colons. Le développement de la seigneurie commence vers 1765, avec la croissance des voyages commerciaux vers l’Ouest canadien le long de la rivière des Outaouais et après la vente, le 2 avril 1763, de la seigneurie de Vaudreuil par l’épouse de Pierre-François de Rigaud de Vaudreuil, Mme Louise-Thérèse Fleury de la Gorgendière à Michel Chartier de Lotbinière. En 1765, il y construit un manoir seigneurial. À l’époque, plusieurs marchands de fourrures font halte dans ces lieux, et la seigneurie profite de son emplacement stratégique pour créer une agriculture stable.

La paroisse de Vaudreuil est constituée en 1845 et la première assemblée des résidents de Vaudreuil élit son premier maire, M. Hyacinthe F. Charlebois, le 14 juillet 1845.

C’est dans les années 1850 que l’on commence, à Dorion, la construction de chalets d’été, après l’ouverture du chemin de fer du Grand Trunk. La région entre alors de plein fouet dans l’ère moderne. Le 18 décembre 1854, l’adoption de l’acte confirmant l’abolition générale des droits et devoirs féodaux sonne le glas du régime seigneurial. En 1891, le territoire de Dorion se sépare de la paroisse de Vaudreuil et obtient le statut de village. En 1916, Dorion est incorporée et devient une ville. Son nom honore Sir Antoine-Aimé Dorion, juge en chef de la Cour du Banc de la Reine de la province de Québec, décédé dans l’année de la constitution de la municipalité de Dorion.

La nouvelle ville de Vaudreuil-Dorion arrive plus tard avec la fusion des villes de Vaudreuil et de Dorion, le 16 mars 1994.

Plusieurs bâtiments ont contribué à tisser l’histoire de la ville de Vaudreuil-Dorion : l’église Saint-Michel, dont la construction date de 1787, la Maison historique Trestler, érigée en 1798, le Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, construit en 1859 (anciennement une école pour garçons), ainsi que la  Maison Valois de 1796 (Maison Joachim-Génus).

La ville de Vaudreuil-Dorion regroupe maintenant 30 327 résidents. La ville s’étend sur un territoire de plus de sept kilomètres carrés. Elle fait partie de la région administrative de la Montérégie et se trouve dans la municipalité régionale de comté de Vaudreuil-Soulanges, en bordure de la rivière Outaouais et du lac des Deux-Montagnes. C’est le centre administratif de la MRC. De plus, Vaudreuil-Dorion fait partie de la communauté métropolitaine de Montréal, dont le centre-ville se trouve à moins de 30 minutes.

Sorel-Tracy

Ville de Tracy

Le 10 février 1954, la municipalité de la paroisse de Saint-Joseph-de-Sorel est constituée en la corporation de la Ville de Tracy. Le choix de ce nom de noblesse du marquis de Tracy résulta d’une soumission par un citoyen dans le cadre d’un concours. Notons que Tracy est un nom de lieu qui existe toujours en France. Les conditions établies par le concours étaient que le nom proposé ne soit pas un nom de saint et qu’il n’ait pas la terminaison «ville».

La guerre, la crise… et l’arsenal de la démocratie !
Le siècle commence par une période de torpeur économique, et une lente croissance de la ville et de sa population. La guerre mondiale de 1914-1918 crée des emplois. Loin des champs de bataille, et prédestinée par l’importance de ses chantiers navals, Sorel participera pleinement à la production des armements et plusieurs navires de guerre seront construits au chantier local.

C’est pendant la guerre, en 1917, que Joseph Simard, originaire de Baie Saint-Paul, acquiert avec deux associés, les chantiers navals Manseau, occupés comme jamais auparavant à construire des bateaux de toute sorte. Ainsi commença la formidable saga des Simard et de la région de Sorel
La crise économique déclenchée lors du krach de la bourse de New York en 1929 entraîne le chômage, puis la misère pour beaucoup de monde.
Pourtant, malgré les effets de la « Grande Dépression », la région connaît un développement économique important. Le port de Sorel voit ses activités redoubler avec la construction, en 1929, par North American Elevators Limited, des élévateurs à grains de deux millions de boisseaux ; désormais le port transbordera les céréales de l’ouest canadien destiné aux marchés d’exportation européens.

L’activité industrielle est en plein développement : en 1932, la Fonderie Beauchemin et Fils est acquise par Consolidated Marine Companies Limited et devient Sorel Steel Foundries Limited, dirigé par Ludger Simard, un des frères de Joseph ; il faut aussi mentionner l’implantation des Sorel Mechanical Shops, la manufacture de transformation du mica, et les fabricants de vêtements tel Lerner Clothing Company, Saurel Shirt Limited et Richelieu Knitting Company.

Fidèle à sa vocation tricentenaire, le moteur de l’économie, la construction navale, atteindra son apogée avec la formation de Marine Industries Limited en 1937
Cette même période voit se développer des infrastructures et services qui desservent toujours les citoyens aujourd’hui: le marché Richelieu, l’hôtel de ville de Sorel, le pont Turcotte.

Dorénavant, les usines de Marine Industries Limited et Sorel Industries Limited tourneront 24 heures sur 24 et emploieront jusqu’à 10000 personnes pour répondre aux commandes de navires de guerre de diverses classes, puis de canons, données par les gouvernements britannique et canadien. Ce formidable marché de l’emploi fera converger vers notre région des milliers de travailleurs, venus de partout au Québec et de l’Ontario qui ont entendu dire « À Sorel y’a d’la job ! ! ! ». C’est ainsi que la population de Sorel va doubler entre 1941 et 1951. La construction domiciliaire connaîtra un développement considérable et le quartier de Sorel-Sud apparaît ; c’est là que s’établira en 1948 la manufacture de textile de Canadian Celanese Limited, qui fournira des emplois surtout aux femmes. Deux ans plus tard sera fondée la paroisse de Saint-Gabriel-Lalemant et l’église sera construite.

Salaberry-de-Valleyfield

Avec le développement de la voie maritime du Saint-Laurent en 1961, des installations portuaires en eaux profondes viennent se greffer à la structure industrielle existante. C’est le maire Robert Cauchon qui fut l’instigateur de ce vaste projet. Des dizaines de transatlantiques assurent maintenant de façon régulière le transport entre Salaberry-de-Valleyfield et, les centres commerciaux de l’Amérique du Sud, de l’Europe, et même de l’Afrique. Une variété de services, allant de l’entreposage du cargo général au vrac liquide et solide fait l’originalité du seul port municipal canadien.

 

En 1974, la municipalité fêtait son centenaire de fondation. Au cours de cette année de festivités, la ville s’est dotée d’un drapeau; elle a érigé un monument le long de l’Avenue du Centenaire à ses deux illustres campivallensiens, le Cardinal Paul-Émile Léger et Jules Léger, Gouverneur général du Canada de 1974 à 1979. Finalement, plusieurs milliers de visiteurs ont envahi la ville dans le cadre des finales provinciales des Jeux du Québec.

 

Depuis plus d’un demi-siècle, les eaux de la baie Saint-François sont le théâtre des prouesses des conducteurs d’hydroplanes. Présentées au début du mois de juillet, les Régates internationales de Valleyfield représentent l’événement nautique canadien le plus prestigieux en Amérique du Nord. Lors de ce week-end, plus de 150 000 amateurs d’émotions fortes se rassemblent autour de la baie Saint-François.

 

Le 5 avril 1892, le pape Léon XIII éleva par bref apostolique la ville de Salaberry-de-Valleyfield à la dignité épiscopale sous la désignation ecclésiastique de Campivallensis. Ce terme est la transposition en latin des éléments constitutifs du toponyme Valleyfield, à savoir valley «vallée» (latin val, diminutif vallensis   «petite vallée») et field «terrain, champs» (latin campus, au pluriel campi) (Dugas, 1980, p.31).

Est-ce l’usage ou une personne qui ajouta le suffixe «ien» à Campivallensis? L’initiative reviendrait-elle à Mgr Joseph-Médard Émard, premier évêque du diocèse de Valleyfield (1892-1922) ou à l’abbé Lionel A. Groulx? Nous n’en savons rien. Des recherches aux archives du diocèse et dans les journaux locaux s’imposeraient. Cependant l’usage le plus ancien du gentilé Campivallensien que nous avons relevé apparaît dans la Petite histoire de Salaberry-de-Valleyfield de l’Abbé Lionel A. Groulx (1913), lorsqu’il écrit que «les Campivallensiens reconnaîtront en l’histoire de Salaberry-de-Valleyfield la caractéristique de toutes les villes du Québec français» (préface).

Le 22 septembre 1980, suite à une lettre de Monsieur Jean-Yves Dugas de la Commission de toponymie, le Conseil de Salaberry-de-Valleyfield reconnaissait à la proposition (R80-881) des conseillers Jean- Louis Bertrand et Adrien Lefebvre, le gentilé «campivallensien».

 

Source:

Journal annuel de la Société Historique de la Vallée de Châteauguay.

Boucherville

Fondée par Pierre Boucher en 1667, la seigneurie des Îles-Percées est l’une des plus anciennes de la région de Montréal. Pierre Boucher fut à la fois fondateur, pionnier, défenseur, gouverneur et premier urbaniste de ce territoire qu’il nomme Boucherville. Il fonde la seigneurie des Îles-Percées en 1667 où des travaux de défrichement permettent l’établissement d’un premier groupe de pionniers dont la plupart viennent de Trois-Rivières. En vue d’assurer une défense plus efficace contre les incursions iroquoises, le seigneur fait du bourg une place fortifiée en l’entourant d’une palissade. À l’intérieur de cette enceinte rectangulaire (qui correspondrait approximativement au tracé du boulevard Marie-Victorin et des rues De La Perrière, Pierre-Boucher et Saint-Charles), s’élèvent le manoir du seigneur, des maisons de colons et une chapelle en bois érigée en 1670. Dès 1673, les maisons des pionniers Baron, Bellet, Caillouet, Loyseau et Reguindeau bordent la rue Notre-Dame qui traverse le fort dans toute sa longueur. L’élevage s’est ajouté à l’agriculture. En 1678, Monseigneur de Laval érige la paroisse sous le vocable de la Sainte-Famille. Lors du recensement de 1681, trente-neuf familles sont dénombrées, pour un total de cent soixante-dix-neuf âmes. La première école de garçons ouvre ses portes en 1689. L’érection canonique de la paroisse Sainte-Famille est décrétée en 1692. Pierre Boucher décède en 1717 à l’âge de quatre-vingt-quinze ans. Le domaine rural est en plein essor. L’agriculture restera la vocation principale de Boucherville durant près de trois siècles.
Le premier baptême célébré à Rouyn fut celui du quinzième enfant de M. Ludger Lafond.  Ce dernier avait quitté le canton Latulipe au cours de l’été et s’était construit une maison en billes sur la rue Principale.  L’après-midi du 22 août 1925, il se rendit à la tente-chapelle en canot avec le parrain, Arthur Dumulon, la marraine Yvonne Lafond, soeur de l’enfant et le nouveau-né.  À la fin de la cérémonie, le curé Pelletier frappa avec un marteau une lourde barre d’acier suspendue à un boulot.  Ce sont des cloches rudimentaires accompagnant l’embarcation lorsqu’elle quitta le rivage.

Châteauguay

Au début du XVIIe siècle, Samuel de Champlain explora la région et en dressa une carte, mais ce n’est que le 29 septembre 1673 que l’on pu voir apparaître les premiers signes de la colonisation puisque c’est à cette date que le comte de Frontenac, alors gouverneur de la Nouvelle-France, concéda la seigneurie de Châteauguay à Charles Le Moyne, déjà seigneur de Longueuil.

En 1683, ce dernier fit construire un manoir fortifié appelé ” le Chasteau “, à l’entrée de sa seigneurie, soit sur l’île Saint-Bernard. Y vivaient dès lors deux familles et six autres personnes. Selon l’historien Léon Laberge, le nom de Châteauguay relèverait d’une origine française. La commune de Châteaugay existe bel et bien dans le département de Puy-De-Dôme.

Dès 1685, les évènements s’accélérèrent, les guerres devinrent de plus en plus vives de sorte que le peuplement se fit au dehors de l’île Saint-Bernard pour s’étendre à l’intérieur des terres.

Le développement de la seigneurie fut réalisé, en grande partie, grâce à la congrégation des Soeurs de la charité, surnommées les Soeurs Grises qui en avaient fait l’acquisition en 1765. En plus d’enseigner, elles construisirent une boulangerie et encouragèrent l’agriculture des terres fertiles. Elles en demeurèrent les seigneurs jusqu’en 1854, soit jusqu’à l’abolition du régime seigneurial.

 

La paroisse commença, en 1775, la construction d’un des fleurons de la Ville, l’église de Saint-Joachim, classée aujourd’hui monument historique par le ministère de la Commission des affaires culturelles et patrimoniales du Québec. Les résidents de Châteauguay ne purent bénéficier de la présence d’un curé permanent, Jean-Baptiste Dumouchel, qu’en 1777.

Aussi, les gens de Châteauguay en sont-ils légitimement fiers. À l’une des séances du comité des fêtes du deuxième centenaire, à laquelle j’assistais récemment, comme on parlait de la décorer pour l’occasion, quelqu’un fit cette réflexion : ” Ne la décorons pas trop, notre vieille église ! Elle sera, telle qu’elle est, le plus bel ornement de nos fêtes. “. Et c’est fort juste.
L’abbé Elie-J. Auclair de la Société Royale du Canada

En 1813, Châteauguay devint un avant-poste de l’armée britannique. Le 26 octobre 1813, ce fut la Bataille-de-la-Châteauguay qui eut lieu à un endroit stratégique sur les berges de la rivière Châteauguay, à 50 km au sud-ouest de Montréal près de la frontière américaine. Le colonel Charles-Michel de Salaberry et son groupe de 300 hommes y arrêtèrent les troupes américaines venues envahir le Bas-Canada.

De 1815 à 1836, la guerre s’envenima entre les Français et les Anglais. Elle atteignit son point culminant lors des rébellions de 1837-1838. Deux patriotes de Châteauguay, Narcisse Cardinal et Joseph Duquette, marchèrent sur le village, dépouillèrent le principal marchand, John McDonald, de toutes les armes et de la poudre qu’ils trouvèrent là. Ils firent prisonniers tous les loyalistes qu’ils purent découvrir. L’un d’entre eux, du nom de Findlay, réussit à s’enfuir et à prévenir Colborne, à Lachine, où il se fit traverser de Caughnawaga. Entre-temps, les Patriotes se rendirent à ce dernier endroit afin de prendre connaissance de la disposition des Iroquois. Ceux-ci leur demandèrent, pour parlementer, de laisser leurs armes. Par cette ruse, ils s’emparèrent d’eux et les amenèrent directement à la prison de Montréal où Cardinal et Duquette n’en revinrent jamais. Ils furent pendus sur la place publique et les autres, condamnés à l’exil.

Seigneurie, puis bourgade à vocation agricole s’adonnant parallèlement au commerce du bois, Châteauguay ne connut son véritable essor qu’au début du siècle. En 1912, la partie du village appelée ” bassin ” s’incorpora sous le nom de Châteauguay-Ville et après 1960, la paroisse de St-Joachim de Châteauguay devint Ville de Châteauguay-Centre. En 1975, ces deux communautés fusionnèrent pour donner le Châteauguay actuel.

L’île Saint-Bernard conserve encore la tour maçonnée d’un des plus vieux moulins à vent en Amérique du Nord, seul vestige de 1688 encore visible aujourd’hui.

Au fil de l’histoire, le manoir connut diverses transformations. Le premier manoir (1674-1675) fut construit à la demande de Charles-LeMoyne de Longueuil. Le manoir de 1836 étant devenu trop petit, il fut agrandi par Mère Deschamps en 1881 et surmonté d’un toit français. Gardiennes de ce splendide site depuis plus de deux siècles, les Sœurs Grises ont vendu en 2011 à la Ville de Châteauguay le tertre de l’île Saint-Bernard et tous les bâtiments qui s’y trouvaient, dont le Manoir d’Youville.

 

 

Ce deuxième couvent de la congrégation de Notre-Dame, construit en 1911, a servi de lieu d’enseignement jusqu’en 1965, puis, de résidence aux religieuses, jusqu’en 1972. En 1973, cet édifice historique a été acheté par Châteauguay-Centre qui en fit son nouvel hôtel de ville. En 1995, un incendie en détruisit l’intérieur. Le 1er juillet 1997, après d’intenses rénovations, l’édifice de la Mairie fut inauguré.

Saint-Hyacinthe

Tout débute en 1748, lorsque le roi Louis XV concède à François-Pierre de Rigaud de Vaudreuil un territoire situé de part et d’autre de la rivière Yamaska et portant le nom de seigneurie Maska. En 1753, Jacques-Hyacinthe-Simon Delorme s’en porte acquéreur et, par après, il en modifiera l’appellation pour honorer son saint patron, Saint-Hyacinthe. Arrivé sur place en 1757, il s’installe d’abord au Rapide-Plat et, quelques années plus tard, il gagne la Cascade, en amont. Il y construit une résidence importante (sur le site actuel du parc Casimir-Dessaulles) qui sera le centre de la communauté d’alors, au cœur du territoire actuel de Saint-Hyacinthe.

En 1849, Saint-Hyacinthe devient un Village, puis une Ville (1850) et une Cité (1857). En 1976, une fusion avec trois municipalités avoisinantes (La Providence, Saint-Joseph et Douville) la place parmi les villes les plus importantes au Québec. L’actuelle VILLE DE SAINT-HYACINTHE date du 1er janvier 2002. Un regroupement avec cinq municipalités de la banlieue immédiate (Saint-Thomas-d’Aquin, Sainte-Rosalie, Ville et Paroisse, Saint-Hyacinthe-le-Confesseur et Notre-Dame-de-Saint-Hyacinthe) porte sa population à plus de 53 100 habitants et lui confère juridiction sur un territoire aussi bien rural qu’urbain.

Au coeur de la Montérégie et à proximité de Montréal, Saint-Hyacinthe est la ville-centre d’une vaste région agricole. Reconnue depuis belle lurette comme capitale agroalimentaire du Québec, on y retrouve une concentration exceptionnelle d’institutions d’enseignement, de laboratoires de recherche et d’industries liées à l’agroalimentaire. Elle détient, depuis 1993, le titre de Technopole agroalimentaire et fait partie de l’Association internationale des parcs scientifiques; cette reconnaissance constitue alors une première au Canada. Un important Carrefour de la Nouvelle Économie (CNE) en est rendu à une troisième phase d’implantation. En 2002, le gouvernement de Québec confirme son statut de « Cité de la biotechnologie agroalimentaire, vétérinaire et agroenvironnementale »; ce qui ouvre des perspectives fort intéressantes de développement pour l’avenir.

Granby

L’industrie a été le moteur du développement de Granby de même que le fondement de son statut de capitale régionale. Et eu égard à l’absence de grandes institutions religieuses, scolaires ou judiciaires, et des professions qui leur sont associées, on trouve peu de villes au Québec où le caractère ouvrier est aussi affirmé qu’à Granby, et où la collaboration entre le peuple et les élites économiques s’est articulée avec autant d’efficacité. Cette union dans l’action de groupes aux intérêts divergents a été rendue possible, entre autres, par l’entremise de l’autorité politique municipale et de la fonction de maire, c’est-à-dire en maintenant au pouvoir, et pour de longues périodes, des hommes d’envergure qui sauront faire consensus sur leur façon de diriger la ville. Mentionnons, parmi les plus connus d’entre eux, le grand industriel canadien SHC Miner, « Monsieur le maire » Horace Boivin et Paul-O Trépanier, l’enfant terrible de la Révolution tranquille. À n’en pas douter, une partie de l’originalité de Granby tient à l’action décisive de ces hommes, et de combien d’autres.

Une ville ouvrière constitue un espace de vie où les formes qui sont propres à la culture populaire dominent. D’ailleurs, on identifie généralement Granby par ses institutions culturelles, toujours d’essence populaire, qu’il s’agisse du Zoo, des Petits chanteurs ou du Festival international de la chanson.

Dès ses débuts, en 1825, Granby se montre sous les traits de sa double réalité ethnique, avec son village français et catholique et ses îlots anglophones et protestants. Les deux communautés vivent par la suite en parallèle, limitant au minimum les temps de rencontre et les espaces partagés. Dans le quotidien de la vie, l’indifférence réciproque n’est rompue, et les contradictions ethniques mises au jour, que lors d’événements extraordinaires, comme les deux crises de la conscription. Finalement, ce ne sont pas les mieux pourvus en ressources économiques qui s’imposent, mais bien le peuple des usines et la bourgeoisie d’origine française, dont l’identité a été façonnée par une langue, une religion et une morale conservatrice communes, dont la cohésion s’est faite grâce au syndicalisme catholique, au mouvement coopératif, à la petite entreprise et aux œuvres communautaires.

Hier comme aujourd’hui, Granby abrite une population qui a comme trait commun de ne pouvoir compter que sur ses propres moyens pour assurer son développement. Car alors que des régions entières du Québec naissaient et prospéraient grâce à l’exploitation de quelque ressource naturelle – bois, produits de la mer, minerai -, et que des villes explosaient sous l’impulsion des investissements américains, c’est dans son capital humain que Granby devait puiser l’essence de sa réussite, trouver l’énergie nécessaire pour se hisser au rang des villes les plus importantes du Québec. Et qu’est-ce que le capital humain sinon le courage, le dynamisme, la détermination et l’ingéniosité des hommes et des femmes de Granby? Ici, l’origine ethnique, les oppositions de langue et de culture importent peu. »



Le nom de Granby est donné en l’honneur de John Manners, né en 1721, le fils du 3e duc de Rutland et petit-petit-fils du premier marquis de Granby. Ce titre avait été accordé à l’ancêtre, en 1703, par la reine Anne d’Angleterre en guise de remerciement pour l’avoir hébergée lors de la révolution de 1688. Le jeune Manners fait ses études au célèbre collège Eton, à Cambridge, et, peu après, il est élu représentant du comté de Grantham au parlement de Londres. En même temps que débute sa vie politique, il entreprend, en 1745, une carrière militaire que le rendra célèbre. Arborant le grade de colonel, il se porte volontaire pour la répression du soulèvement écossais des Highlands et participe à la campagne des Flandres. En 1755, Manners est promu major-général et, trois ans plus tard, il devient commandant de la prestigieuse cavalerie de la Garde royale. Au cours de la Guerre de Sept ans, il se distingue sur les champs de bataille européens à la tête d’une armée de 32 000 hommes; en 1763, c’est en héros qu’il entre en Angleterre et est ensuite nommé au poste de commandant en chef des armées de Sa Majesté. Usé par une longue carrière politique et des problèmes financiers, John Manners, marquis de Granby, s’éteint le 18 octobre 1770.

Brossard

La ville de Brossard a été érigée sur le territoire connu jusqu’en 1958 sous l’appellation « Corporation de la Paroisse de La Prairie ». Elle fut officiellement créée le 14 février 1958, et prit le nom de son fondateur et premier maire, Georges-Henri Brossard. À l’époque, on y dénombrait 3 400 habitants.Les armoiries dont elle se dote alors représentent un rappel de ses origines. La croix qui prédomine évoque les pères Jésuites, seigneurs de La Prairie-de-la-Magdeleine. Ils obtinrent cette concession le 1er avril 1647 de Monsieur François Lauzon, fils du futur gouverneur de la Nouvelle-France (de 1651 à 1657). La fleur de lys placée au centre de la croix témoigne des traditions françaises de notre pays. Le fond de l’écusson est de couleur rouge, signe de promesse, le rouge étant reconnu au Moyen Âge comme le symbole de la grandeur. Enfin, les flèches et les tours aux quatre coins de l’écusson rappellent Urbain Brossard, l’ancêtre des familles Brossard au Canada.

La devise : « Si je puis oultre » écrite en vieux-français et qui signifie si possible j’irai plus loin ou si je puis faire plus, renferme la promesse d’un riche avenir pour la nouvelle ville.

Le 14 juillet 1962, à l’occasion de l’inauguration de son hôtel de ville, Brossard dévoile la sculpture d’un jeune artiste québécois du nom d’Armand Vaillancourt, aujourd’hui internationalement connu. Cette œuvre, intitulée « Brossard Ville » ou encore « Hommage à la classe ouvrière » symbolise la gloire du travail et la vigueur d’une communauté par l’effort.

Le 8 août 1964, une partie de la terre no 121, qui appartenait à la ville de Brossard, est annexée à celle de Greenfield Park.

Le 4 juillet 1967, Monsieur Léon Gravel succède à Monsieur Georges-Henri Brossard comme maire de la ville.

En 1968, la ville de Brossard compte 16 200 habitants.

Le 25 mars 1978, le territoire de Brossard est agrandi par l’annexion de la municipalité de Notre-Dame-du-Sacré-Coeur, dont les limites étaient enclavées dans le territoire même de Brossard. La population de la ville s’élève alors à 41 700 habitants. Le 5 novembre de la même année, Monsieur Alphonse Lepage est élu maire.

Le 24 octobre 1982, Monsieur Claude Chevrier succède à Monsieur Lepage comme maire de la ville.

En 1983, la ville célèbre ses 25 ans. Le 4 novembre, Madame Georgette Lepage succède à Monsieur Chevrier et devient mairesse de la ville.

En 1988, la ville de Brossard compte 57 441 habitants.

En 1989, Brossard fait figure de pionnière en se dotant d’une politique familiale qui sera considérée comme la première au Québec. Elle s’intitule aussi officiellement Ville multiculturelle, la première au Québec également.

Le 4 novembre 1990, Monsieur Paul Leduc succède à Madame Lepage comme maire de la ville.

Le 18 octobre 1991, Brossard inaugure son nouvel hôtel de ville.

En 1998, Brossard compte 65 927 habitants.

Le 1er janvier 2002, la ville de Brossard est fusionnée avec les villes de Boucherville, Greenfield Park, Le Moyne, Longueuil, Saint-Bruno-de-Montarville, Saint-Hubert et Saint-Lambert. Elle devient l’arrondissement de Brossard au sein de l’agglomération de Longueuil, qui en compte alors sept. Madame Nicole Carrier est nommée présidente de l’arrondissement.

En juin 2004, faisant suite au résultat d’un référendum populaire, la ville est défusionnée.

Le 1er janvier 2006, la ville de Brossard est officiellement reconstituée. Monsieur Jean-Marc Pelletier en devient le nouveau maire.

En 2008, Brossard célèbre ses 50 ans et se dote d’une nouvelle politique familiale. La ville compte alors 73 041 habitants.

 

Le 1er novembre 2009, Monsieur Paul Leduc succède à M. Pelletier comme maire de la ville. Il s’agit d’un second mandat pour Monsieur Leduc.

 

En 2010, la population de Brossard se chiffre à 76 445 habitants.

Saint-Jean-sur-Richelieu

C’est le 24 janvier 2001 que la nouvelle ville de Saint-Jean-Iberville voit le jour en vertu d’un décret de regroupement municipal visant les anciennes villes de Saint-Jean-sur-Richelieu, Iberville, Saint-Luc, la municipalité de L’Acadie et la paroisse de Saint-Athanase. Moins d’un mois après la tombée du décret, un conseil provisoire formé d’élus des anciennes municipalités est choisi pour diriger la Ville de Saint-Jean-Iberville et nommer à son tour le maire de la nouvelle administration, M. Gilles Dolbec.

Au cours de la séance du 5 mars 2001, la nouvelle administration adopte une résolution demandant au gouvernement provincial de modifier le décret de regroupement afin de remplacer l’appellation «Saint-Jean-Iberville» par une autre qui remporte la faveur populaire : «Saint-Jean-sur-Richelieu». Le 16 mai 2001, la ville issue du regroupement municipal devient officiellement la nouvelle ville de Saint-Jean-sur-Richelieu.

La première élection générale a lieu le 3 novembre 2002 et permet d’élire un conseil municipal formé de 12 conseillers ainsi que du maire Gilles Dolbec.

Longueuil/Montérégie

Ville de Longueuil

Les fondements juridiques de la Ville de Longueuil

La Loi portant réforme de l’organisation territoriale municipale des régions métropolitaines de Montréal, de Québec et de l’Outaouais (2000, c. 56) a créé, le 1er janvier 2002, la nouvelle Ville de Longueuil en regroupant des municipalités de la Rive-Sud et la Municipalité régionale de comté de Champlain. Le 1er janvier 2006, ce territoire fut réorganisé et quatre arrondissements furent reconstitués en municipalités. La Ville de Longueuil et les municipalités reconstituées sont liées à l’intérieur de l’agglomération de Longueuil. La Ville de Longueuil comprend les arrondissements de Greenfield Park, de Saint-Hubert et du Vieux-Longueuil.

Les fondements juridiques de la Ville de Longueuil reposent principalement sur la Loi sur les cités et villes et sur la Charte de la Ville de Longueuil. La charte peut être amendée par le gouvernement du Québec afin de doter la Ville d’un cadre juridique toujours plus adapté à ses besoins et pour modifier certaines conditions dans l’exercice  de ses pouvoirs.

Charte de la Ville de Longueuil (L.R.Q., chapitre C-11.3)
Les élections municipales

Les élections ont lieu le premier dimanche de novembre, à tous les quatre ans. Pour avoir le droit de voter, il faut remplir certaines conditions : entre autres, être domicilié dans la municipalité ou être propriétaire ou occupant d’un immeuble ou d’un lieu d’affaires, être de nationalité canadienne, avoir 18 ans révolus et être inscrit sur la liste électorale.

Le jour du scrutin, les électeurs votent pour le maire et le conseiller municipal de leur district.

Pour des renseignements complémentaires sur l’exercice du droit de vote et les élections municipales, visiter le site du Directeur général des élections du Québec.
Rôle et pouvoirs du conseil

Le conseil de la Ville de Longueuil est composé du maire et de 26 conseillers.

Les membres du conseil de la ville administrent les affaires de la Ville et en déterminent les orientations importantes, à savoir :

–    adopter les règlements municipaux
–   exercer les pouvoirs de taxation
–   adopter les budgets et voter les crédits nécessaires à l’administration de la Ville
–  créer les services de la Ville et établir le champ de leurs activités
–  demander au comité exécutif des rapports concernant l’administration de la Ville
–   adopter le plan d’urbanisme
– adjuger les contrats comportant une dépense de 100 000 $ et plus
–  nommer le directeur général, le greffier, le trésorier, les directeurs des services et leurs  adjoints