Saint-Lambert

Pour ajouter à ces charmes, la ville de Saint-Lambert offre à ses résidents des établissements scolaires privés et publics de grande qualité, deux clubs de golf et de nombreuses activités socioculturelles, sportives et récréatives.

Le réseau des pistes cyclables relie Saint-Lambert aux villes environnantes et, par l’île Notre-Dame, offre un accès gratuit à Montréal. En automobile, le centre-ville de la métropole n’est qu’à 10 minutes, en passant par le pont Victoria.

Pour tout dire, il fait vraiment bon vivre à Saint-Lambert !


Histoire

Les origines de Saint-Lambert remontent à la fin du 17e siècle. La ville actuelle est formée des extrémités de deux seigneuries, soit celle de La Prairie concédée aux jésuites en 1647 et celle de Longueuil concédée à Charles Le Moyne négociant de Montréal en 1657. L’actuelle avenue Victoria représente la ligne de division de ces deux seigneuries.

Les terres de la partie de La Prairie, connues sous le nom de Mouillepied, sont concédées entre 1674 et 1697; les terres de la seigneurie de Longueuil ne seront accordées qu’à la toute fin du 17e siècle. Certains Lambertois d’aujourd’hui sont des descendants de familles pionnières : Trudeau, Marsil, Ste-Marie, Achim…Malheureusement, il ne reste plus de trace de ces premiers habitants de la fin du 17e siècle, mais leurs descendants ont laissé des maisons de pierre (dernier quart du 18e siècle) que nous pouvons toujours admirer : les maisons O’Donnell, Beauvais, Marsil, le Musée du costume et du textile du Québec (autrefois le Musée Marsil)…

À partir du premier quart du 19e siècle, des fermiers anglophones viennent s’installer sur le territoire, qui sera jusqu’au début des années 1850, exclusivement rural. Mais sa position privilégiée en face de Montréal sera mise à profit par des administrateurs montréalais de la compagnie ferroviaire Champlain and St. Lawrence Railroad. Ces derniers décident de construire en 1852 un embranchement de la ligne ferroviaire unissant depuis 1836 les villages de La Prairie et de Saint-Jean. Ils déménagent alors le terminus de Laprairie vers Saint-Lambert. La ligne de chemin de fer traverse alors les terres du Mouillepied et se rend en bordure du fleuve entre les avenues Victoria et Argyle. Une jetée est construite jusqu’à l’île Moffatt (intégrée aujourd’hui à l’île Notre-Dame) que pourront emprunter les trains. Leurs marchandises seront ensuite transportées par bateau jusqu’à Montréal. À partir de 1854, un projet grandiose commence à voir le jour, soit la construction du pont Victoria parachevée en 1859.

Les infrastructures nécessaires à l’implantation du chemin de fer ont sûrement accéléré le mouvement d’urbanisation de ce territoire consacré jusque là à l’agriculture. En 1857, des propriétaires fonciers, sans doute conscients des bienfaits engendrés par la présence du chemin de fer pour le développement du territoire, demandent alors l’érection du territoire en municipalité. En 1892, celle-ci devient village, obtient ensuite le statut de ville en 1898 et finalement celui de cité en 1921.

À partir des années 1880, la municipalité de Saint-Lambert devient une banlieue résidentielle composée de la petite bourgeoisie à forte majorité anglo-protestante (cols blancs, cadres intermédiaires et représentants de la petite bourgeoisie d’affaires) dont le travail est souvent relié au monde ferroviaire. La population francophone et catholique au fil des décennies perdra sa majorité pour ne la reprendre que vers les années 1970.

L’année 1969 marque la fusion des villes de Préville et de Saint-Lambert. En janvier 2002, la ville de Saint-Lambert est fusionnée avec sept autres villes de la Rive-Sud pour former la nouvelle ville de Longueuil. Toutefois à la suite d’un référendum, la ville de Saint-Lambert est officiellement reconstituée le 1er janvier 2006, selon les modalités déterminées par la loi 9 et divers décrets gouvernementaux.