Sainte-Julie

Ayant acquis le statut de ville en octobre 1971, Sainte-Julie est relativement jeune et son histoire est tout aussi récente. Bien qu’attaché canoniquement à la paroisse de Sainte-Anne de Varennes depuis 1832, 80 % du territoire julievillois origine d’un détachement de la seigneurie de Beloeil, dans un endroit que l’on désigne encore aujourd’hui du nom du « Grand Coteau ». C’est dans cette étendue de terre plane, entaillée de vallées, située au versant nord du Mont Saint-Bruno que s’établirent les familles pionnières de Sainte-Julie dès la fin du 18e siècle.

L’éloignement de Varennes amena les gens du Grand Coteau à solliciter, en 1843, la permission de se constituer en paroisse. Leur persévérance porta fruit et ils obtinrent le décret canonique en novembre 1850. Une église fut alors érigée sur un terrain donné par Julie Gauthier dite Saint-Germain, à la condition toutefois que la future paroisse porte le nom de sa patronne, Sainte-Julie. Quelques mois plus tard, la proclamation civile du 6 mai 1851, reconnaît juridiquement la municipalité de la paroisse de Sainte-Julie et délimite officiellement son territoire. À l’automne suivant, le recensement fédéral y dénombrait 190 familles pour une population de 1 251 habitants. Plus tard, la loi du 1er juillet 1855 créait de plein droit la municipalité de la paroisse de Sainte-Julie, permettant d’élire son premier maire, Jules Choquet.

L’ouverture de l’autoroute 20 (autoroute Jean-Lesage) à partir du milieu des années soixante et de l’autoroute 30 (autoroute de l’Acier) quelques années plus tard, modifia le portrait de Sainte-Julie qui prend alors un air de banlieue en plein développement. En 35 ans (1961-1996), le taux d’augmentation de la population atteint 1748,5 %, cette dernière passant de 1 300 à 24 030 personnes.