Salaberry-de-Valleyfield

Avec le développement de la voie maritime du Saint-Laurent en 1961, des installations portuaires en eaux profondes viennent se greffer à la structure industrielle existante. C’est le maire Robert Cauchon qui fut l’instigateur de ce vaste projet. Des dizaines de transatlantiques assurent maintenant de façon régulière le transport entre Salaberry-de-Valleyfield et, les centres commerciaux de l’Amérique du Sud, de l’Europe, et même de l’Afrique. Une variété de services, allant de l’entreposage du cargo général au vrac liquide et solide fait l’originalité du seul port municipal canadien.

 

En 1974, la municipalité fêtait son centenaire de fondation. Au cours de cette année de festivités, la ville s’est dotée d’un drapeau; elle a érigé un monument le long de l’Avenue du Centenaire à ses deux illustres campivallensiens, le Cardinal Paul-Émile Léger et Jules Léger, Gouverneur général du Canada de 1974 à 1979. Finalement, plusieurs milliers de visiteurs ont envahi la ville dans le cadre des finales provinciales des Jeux du Québec.

 

Depuis plus d’un demi-siècle, les eaux de la baie Saint-François sont le théâtre des prouesses des conducteurs d’hydroplanes. Présentées au début du mois de juillet, les Régates internationales de Valleyfield représentent l’événement nautique canadien le plus prestigieux en Amérique du Nord. Lors de ce week-end, plus de 150 000 amateurs d’émotions fortes se rassemblent autour de la baie Saint-François.

 

Le 5 avril 1892, le pape Léon XIII éleva par bref apostolique la ville de Salaberry-de-Valleyfield à la dignité épiscopale sous la désignation ecclésiastique de Campivallensis. Ce terme est la transposition en latin des éléments constitutifs du toponyme Valleyfield, à savoir valley «vallée» (latin val, diminutif vallensis   «petite vallée») et field «terrain, champs» (latin campus, au pluriel campi) (Dugas, 1980, p.31).

Est-ce l’usage ou une personne qui ajouta le suffixe «ien» à Campivallensis? L’initiative reviendrait-elle à Mgr Joseph-Médard Émard, premier évêque du diocèse de Valleyfield (1892-1922) ou à l’abbé Lionel A. Groulx? Nous n’en savons rien. Des recherches aux archives du diocèse et dans les journaux locaux s’imposeraient. Cependant l’usage le plus ancien du gentilé Campivallensien que nous avons relevé apparaît dans la Petite histoire de Salaberry-de-Valleyfield de l’Abbé Lionel A. Groulx (1913), lorsqu’il écrit que «les Campivallensiens reconnaîtront en l’histoire de Salaberry-de-Valleyfield la caractéristique de toutes les villes du Québec français» (préface).

Le 22 septembre 1980, suite à une lettre de Monsieur Jean-Yves Dugas de la Commission de toponymie, le Conseil de Salaberry-de-Valleyfield reconnaissait à la proposition (R80-881) des conseillers Jean- Louis Bertrand et Adrien Lefebvre, le gentilé «campivallensien».

 

Source:

Journal annuel de la Société Historique de la Vallée de Châteauguay.