Trois-Rivières

À l’origine, le site de Trois-Rivières est fréquenté par des autochtones de la grande famille algonquine. En 1535, l’explorateur Jacques Cartier va décrire le site; en 1599, le capitaine Dupont-Gravé va le nommer : «Trois-Rivières». Enfin, en 1603, le géographe Samuel de Champlain va noter qu’il serait avantageux d’y établir une habitation permanente, qui sera finalement érigée par un dénommé Laviolette, le 4 juillet 1634. D’abord comptoir de commerce, Trois-Rivières va ensuite développer cette triple vocation qu’elle va conserver au fil des siècles : (1) siège de gouvernement, (2) ville d’éducation et (3) cité industrielle.

Siège d’un gouvernement régional à partir de 1665, Trois-Rivières connaîtra le Régime français, la Conquête britannique et même une brève occupation américaine, qui se terminera par la défaite des «Bostonnais», aux portes de la ville, en 1776. Au fil des ans, Trois-Rivières consolidera sa vocation de leader régional en devenant le siège d’un district judiciaire (1792) et d’un évêché (1852).

Au plan de l’éducation, des missionnaires enseignants vont se présenter sur le site de Trois-Rivières dès 1617, c’est-à-dire avant même la fondation de la ville. Avec l’arrivée des religieuses Ursulines, en 1697, une première maison d’enseignement verra le jour et plusieurs autres suivront, jusqu’à l’ouverture de l’Université du Québec à Trois-Rivières, en 1969.

Au plan économique, après l’ère des coureurs des bois et du commerce de la fourrure, Trois-Rivières deviendra ville industrielle quand vont entrer en production les Forges du Saint-Maurice, première industrie lourde au Canada, en 1738. Une centaine d’années plus tard, avec l’exploitation forestière de la vallée du Saint-Maurice, Trois-Rivières va recevoir des scieries d’abord, puis enfin des usines de papier.

À partir des années 1960, Trois-Rivières va diversifier sa base économique en misant sur l’éducation collégiale et universitaire, de même que sur l’animation culturelle et touristique. À ce sujet, la ville peut se vanter d’avoir gardé vivant et rayonnant son centre-ville, qui abrite une intense activité culturelle, dont fait partie le Festival international de la poésie. Elle est aussi une ville de loisir et de sport, qui présente chaque année un Grand-Prix automobile à dimension internationale.

Rappelons enfin que le Trois-Rivières des années 2000 déborde largement les frontières de l’ancienne ville du même nom. En effet, le 4 juillet 2001, le gouvernement du Québec décrétait la fusion des villes de Trois-Rivières, Cap-de-la-Madeleine, Trois-Rivières-Ouest, Pointe-du-Lac, Saint-Louis-de-France et Sainte-Marthe-du-Cap, pour former une nouvelle entité de 129 000 habitants.

Ce deuxième départ a permis de bâtir une ville toute nouvelle, sur les bases solides du passé. Voilà pourquoi nous disons : «Trois-Rivières : un passé plein d’avenir ! »