Val-d’Or

Ville créée à la fin des années 1930 à la faveur du développement des mines d’or, elle compte l’un des plus riches sous-sols du Québec renfermant des minerais d’or, de zinc, de plomb de cuivre et d’argent. C’est au nord de la ville, sur les berges du lac Demontigny que la première mine d’or de l’Abitibi, la Sullivan Consolidated est découverte en 1911. Celle-ci entre en opération en 1931, et avec les mines Sigma et Lamaque qui entrent également en opération en 1934, la Reine de la vallée de l’or, reconnue comme le Klondike du Nord-Ouest du Québec, débute son développement de ville-champignon. L’actuelle municipalité de Val-d’Or résulte de la fusion en 1968 des villes de Bourlamaque (1934), Val-d’Or (1937) et de la municipalité de Lac-Lemoine (1958), et plus récemment en 2002, des municipalité de Sullivan, (1934), Dubuisson, Val-Senneville et Vassan.

En 1954, la Défense nationale y aménage un camp pour ses forces aériennes, y établissant de fait même une base militaire. Celle-ci fut désaffectée au milieu des années 1970 et finalement détournée vers un usage uniquement civil.

Rouyn-Noranda

Au début des années 1900, la région de Rouyn-Noranda n’était qu’une vaste forêt sauvage traversée de rivières et de nombreux lacs pratiquement inaccessibles. Un prospecteur de la Nouvelle-Écosse, Edmund Horne, s’aventura sur les rives du lac Osisko pour la première fois en 1911. Il revint deux autres fois fouiller le sol et découvrit finalement des gisements de cuivre d’une richesse inouïe.

Fidèlement reconstitué, ce site historique regroupe un magasin général avec un bureau de poste ainsi que la résidence familiale de l’époque.

Des gens affluèrent de partout, gonflés d’espoir et d’enthousiasme.  Une mine s’érigea, des cabanes de bois apparurent ici et là sur les bords du lac et on parla bientôt d’un village…

Outre un hôtel rudimentaire, l’hôtel Osisko, les quelques cabanes abritant les colons, un grand camp se dressa sur une pointe avançant dans le lac.  C’était la demeure de monsieur Joseph Dumulon, de Ville-Marie, qui en plus de loger la famille, servait de magasin et de bureau de poste.  À l’est, s’élevait à quelques acres le camp des garde-feux, puis en face, le bureau du syndicat où on vendait les emplacements de la future ville.

Jeudi, le 10 octobre 1924, dans le magasin de monsieur Dumulon, l’Abbé Fougère célébra la première messe.  Sur ce coin de terre plein de promesses, une cinquantaine de personnes, regroupées autour d’un comptoir servant d’autel, prièrent ensemble pour la première fois.

Le premier baptême célébré à Rouyn fut celui du quinzième enfant de M. Ludger Lafond.  Ce dernier avait quitté le canton Latulipe au cours de l’été et s’était construit une maison en billes sur la rue Principale.  L’après-midi du 22 août 1925, il se rendit à la tente-chapelle en canot avec le parrain, Arthur Dumulon, la marraine Yvonne Lafond, soeur de l’enfant et le nouveau-né.  À la fin de la cérémonie, le curé Pelletier frappa avec un marteau une lourde barre d’acier suspendue à un boulot.  Ce sont des cloches rudimentaires accompagnant l’embarcation lorsqu’elle quitta le rivage.